EDITO - LE MOT DU COLLECTIF
Le 21 mars est la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Elle a été proclamée en 1966 pour commémorer le massacre qui eut lieu à Sharpeville, en Afrique du Sud le 21 mars 1960, où périrent 69 Africains qui manifestaient contre l’apartheid.
Depuis cette date le combat contre le racisme et toutes les discrimination n’a cessé de se renforcer face aux violences suprémacistes qui se sont répandus de façon inquiétante sur tous les continents.
Aujourd’hui, des centaines de millions d’êtres humains subissent ces fléaux.
En Asie, des populations vivent sous la coupe de régimes dictatoriaux, comme en Iran où des dizaines de milliers de personnes ont été assassinées par le régime des mollahs parce qu’elles protestaient contre la vie chère et le manque de libertés.
En Afrique, des centaines de milliers de personnes meurent victimes de combats fratricides en RDC, au Soudan, ou en Ethiopie…
Au Moyen Orient, depuis l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023, l’armée sous les ordres du gouvernement d’extrême-droite israélien, a procédé à la destruction méthodique de la bande de Gaza, provoquant la mort de plus de 100000 Palestiniens et des centaines de milliers de blessés. Ces crimes de guerre et contre l’humanité ont été condamnés par la Cour Pénale Internationale. Aujourd’hui, le rapport de la Commission d’enquête du Conseil des Droits de l’homme des Nations-Unies (16/09/2025), tout comme le rapport d’Amnesty international (05/12/2024) dénoncent clairement un génocide. En Cisjordanie, les colons avec l’appui de l’armée continuent de s’accaparer les terres, brûlent les récoltes et détruisent les maisons des Palestiniens. Il s’agit clairement pour Israël de coloniser définitivement la Cisjordanie et d’en chasser les populations.
En cette année 2026, nous assistons à une détérioration importante des relations internationales provoquée notamment par le retour au pouvoir de Donald Trump qui se veut le maître du monde et bafoue le droit international. Il a érigé la vérité en mensonge et le mensonge en vérité. Dans son propre pays, il crée un climat de guerre civile en voulant expulser des millions d’immigrés et utilise pour ce faire une police sans foi ni loi qui rappelle des heures bien sombres de l’histoire.
L’Europe est également confrontée à la montée inquiétante des idées d’extrême-droite. Elle est devenue une forteresse et met en place des politiques visant à empêcher la venue de migrants sur son territoire. C’est ainsi que depuis 2014, plus de 30000 personnes sont mortes ou disparues en mer.
Pour ce qui concerne la France, peut-on toujours dire que c’est le pays des droits de l’homme lorsque les discours racistes et xénophobes se multiplient, que les immigrés désignés comme bouc-émissaires sont privés des droits, que les violences policières se multiplient entraînant parfois la mort, que des militants de la cause palestinienne ou des syndicalistes sont traduits en justice pour apologie du terrorisme, que des militants écologistes sont poursuivis lors d’actions pacifiques pour dénoncer des projets coûteux et inutiles ?
Cette 54ème édition Saint-Denis antiraciste et solidaire sera encore l’occasion de nombreuses initiatives qui devraient permettre aux dionysien.nes de se rencontrer dans cette ville-monde où vivent plus de 100 nationalités, de débattre de sujets locaux ,nationaux et ultramarins, du droit de vote des étrangers aux élections locales, de la question du logement, de faire connaître à la population la lutte menée par les résidents du Foyer Siqueiros, contre le plan de reconstruction de leur foyer dont une partie d’entre eux risque d’être exclue.
Ce sera l’occasion de partager des moments festifs car dans cette période pleine de menaces et d’incertitudes, il est urgent de s’unir construire un monde plus solidaire...
Ce texte a été écrit début février 2026 par le collectif de la quinzaine « Saint-Denis antiraciste et solidaire » et sous sa seule responsabilité.
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